28 décembre 2011

Lettre à un amour défunt

mon amourje t'écris ce soir pour la dernière fois. Ces années dos à dos, je les souhaitais différentes. Tu étais là mais j'étais sale. J'ai pris trois douches les jours derniers, m'est revenu qu'elle m'appelait "saleté".Les mots sont des avions dans le ciel de nos lits. Je ne bois plus de lait, depuis Fuku, tout est danger tout est funèbre. L'huile d'olive m'indispose, mon goût change, l'odeur, aussi. Je pue. Il y a ce trou entre mes jambes qui sent la mer. Nous ne vieillirons pas ensemble, parfois je pense la laisse est longue, tu... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 17:45 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 décembre 2011

QCM

Souvent il est 5h45 ou 5h50 c'est tard dans la nuit et tôt dans l'avenir. La trajectoire s'enracine près d'un fleuve dans le hasard qui fit notre rencontre, ce secret-là nous appartient, et pour toujours. M'a déplu ta peau blanche qui m'a glacé le coeur comme une eau fraîche, j'ai craint la noyade, l'apnée sans ressort. Il faut la peau autrement, j'ai le sens de l'esthétique. Si j'écris seul ici nous sommes deux pourtant, lui et moi qui s'appellent nous. Dans tes mots de baladin j'ai lu mes peurs, et mes... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 21:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 septembre 2011

Alina Reyes, et la nuit, suite et surtout, fin

Dans " le boucher" , son premier opus-cul, Reyes tente de nous faire croire au droit universel de tout corps à être aimable, quand bien même le corps en question est celui d'un boucher, pouah, servile, pouah, avec un gros ventre, pouah, et l'autre corps celui d'une jeune étudiante aux beaux-arts, ouf, qui n'est donc employée de boucherie que très intérimaire, ouf, car bien sûr si le boucher faisait l'amour avec sa caissière, pouah, qui cela intéresserait-il ? Et allons plus loin, est-il seulement imaginable que le boucher baisasse sa... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 13:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
26 septembre 2011

Sarrazin, Reyes, le jour, et la nuit

    "La littérature (...) se venge de ceux  qui ne prennent pas le risque  de toucher les limites " Rafael Chirbes    M'est venue l'envie de rappeller l'oeuvre d' Albertine Sarrazin (17 septembre 1937, Alger – 10 juillet 1967, Montpellier) , très curieusement après avoir lu le blog de Alina Reyes, autrement nommée ( par moi ) : mamain putan, tant Reyes me fout la gerbe et tant Sarrazin, qui fut putain et pas maman, m'inspire le respect. J'ai... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 22:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
07 juillet 2011

2 juillet

Allez. 2 juillet, un début d'été à ce qu'il paraît. Bof. Déconnecté des réalités tronquées de ce monde, plus rien ne se signale à l'attention, le rythme change et s'assouplit, les nuits deviennent doubles ou moitiés, tu apprends que le temps social t'es injecté par le biais des chronos radio-télévisuels, une laisse à ton cou, what else. Se dégageant du chronomètre le temps disparaît. Aujourd'hui j'ai 20 ans, je te défie de contrarier l'assertion. Je maîtrise le monde je le lui rend bien. Disparue la cacophonie imperméable des ondes... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 15:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 mai 2011

Beautiful Barbecue

alors que les nuages se font la belle infligeant au ciel la transparence de sa vacuité quelques familiers font la roue sous les projecteurs sacrificiels le bûcher flambe la chaleur déroule sa langue et lèche les visages qui rougissent quelque chose sur le grill devient noir durcit et se rétracte découvrant un coeur rose et souple quelques gouttes de sang coulent la dégustation peut commencer.  
Posté par buiduidan à 21:40 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 mai 2011

Brother

Un matin frais dans le parc près de Chinatown n°2 la petite Asie ruelles pavées trottoirs défoncés seringues autour des poubelles pleines jetées sans précaution par des hommes à l'issue de la nuit qui flanche s'agenouille dans le silence s'allonge sur une musique gracile  il était tôt le soleil évaporait les gouttes sur les feuilles essuyait toute trace d'humidité astiquait la chlorophyle la faisait reluire il courait dans l'allée jeune et musculeux baskets martelant tassant la terre foulant les graines évadées qui ne... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 23:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 mai 2011

Anti-thèses

C'est une terre mobile un axe de vison argenté des petites mains courent sur le sel dans la mine aux oiseaux aimants rouillés bruissent sur le sol si l'air se mélange au sodium il s'agit de respecter l'ordre induit par les épitaphes une volute égale un élément de taille respectable ensuite le boyau pénètre loin sous la terre le noir absolu absorbe l'orientation du conduit auditif le son amplifié du silence se propage le long des murs souffrant d'humidité des gouttes de lueur pourraient filtrer il n'en est rien tout se tait... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 20:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 avril 2011

APACHE 65

réduire la fracture du temps l'instant agenouillé à l'archet du silence le corps lapé de désir au gré accru de l'impatience l'envergure déployée ce qui chante à mes rives et gazouille à ma couche il est zéro heure et quelque chose qui tient debout vaguer de berges en berges aux tempes de l'oubli les chevilles croisées haut sous les cuisses le satin salace la cadence à l'audace dore l'eau pâle des genoux et le mal dans le cou et les stances et j'oublierai jusqu'à son nombre  finesse de l'exécution nous préférons la robustesse au... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 18:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 avril 2011

Amie m'entends-tu

 Le dortoir de l'usine, un été  entre Valence et nulle part, allongée sur le lit, le dessous de ses bras  blond-roux troublant, féminin elle dort. Oeil de félin, en amande fendu, bleu. Peau mate hanches étroites cuisses pleines, malheureuse et conne, frigide. A mon départ, elle se défigure, visage saccagé par ses ongles,  je me tais. Ensuite c'est l'automne un bar le soir, étudiants tables en bois jeu de fléchettes musique purée de poix, elle improvise, c'est depuis qu'il m'a mis sa langue là, j'en suis sûre. Je... [Lire la suite]
Posté par buiduidan à 19:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]