Bui blog

28 janvier 2012

Je vois cette jeune femme avancer vers moi

Je vois cette jeune femme avancer vers moi qui me regarde et me demande

" vous me reconnaissez ?

Je réponds, oui, mais je ne sais plus où... Elle me rappelle nos rencontres. Et puis elle dit, les derniers jours, le travail, la fatigue, demande si je vais, oui, répond qu'elle aussi mais fatiguée, elle est quasiment méconnaissable en effet au point que je m'interroge. Et puis les digues sautent. Il faut qu'elle dise, ça va vite vite vite au bord des larmes le visage tremble, elle débite sa vie saccagée et l'homme qui l' a mise en pièces, elle est là debout, se raccroche à ses parents qui la soutiennent, ( elle a une trentaine d'années ),au psy qui va l'aider, elle dit qu'elle tiendra, qu'elle est dure, qu'il faut qu'elle s'en sorte, les larmes sont au bord des yeux en permanence, elle raconte son histoire effarante, je ne connais pas son nom, ni son prénom, ce n'est pas une amie, pas même une connaissance, c'est une femme rencontrée deux fois sur son lieu de travail qui me livre sa vie sur un trottoir un après-midi de janvier. C'est si beau, l'amour.

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24 janvier 2012

Michel Onfray, le masque et l'enclume

 enclume

A lire cet article du monde diplo sur Michel Onfray :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-01-11-Coup-bas-intellectuel

Extrait :

"  Et, puisqu’il est question dans le texte vindicatif de Michel Onfray sur Sartre des prises de position anticolonialistes du philosophe pendant la guerre d’Algérie, il aurait été honnête de ne pas oublier leur courage. Pas seulement intellectuel : Sartre risqua sa vie (son domicile parisien fut d’ailleurs plastiqué). Quoi qu’il en soit, on ne peut lire sans un certain haut-le-cœur les lignes de Michel Onfray qui suivent et qui suggèrent, dans Le Point, que Sartre n’aurait eu qu’à se féliciter de la mort de Georges Politzer, de Maurice Merleau-Ponty, de Paul Nizan..., d’Albert Camus :

... "

J'avais écrit il y a un moment un articulet sur le gourou de Caen componctionneux mensualisé chez Grasset, financé au départ de son " université libre " par la collectivité territoriale UMP locale, libertaire auto-proclamé qui croûte comme beaucoup d'autres sur la misère du populo quand pour lui-même la soupe est bonne.

Onfray chiant sur Sartre abat ses cartes. Et tombe le masque, qui finira au paradis des mercenaires.

Onfray affirma en son temps avoir créé sa " libre " université dans un sursaut démocratique après le score de JM Le Pen en 2002, prétendant instruire les couches populaires qui auraient, donc, voté Le Pen par ignorance.

C'est dire le mépris dégoulinant du gourou provincial envers ceux, qui, lucides, s'abstiennent de servir en soupe électorale les politiques qui les enfument depuis 30 ou 40 ans.

C'est dire que la campagne électorale qui nous vient aura le goût et l'odeur du dessous de nos semelles.

 

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11 janvier 2012

Rab de coquillettes vise ta mine

 

Ces temps-ci la poésie-qui-n'existe-plus est le fait d'arme de certains notables de la classe moyenne bourgeoise supérieure, veuillez noter, s'il vous plaît, moyenne supérieure. 

Ces personnes, habituer dans leur vie quotidienne à une certaine déférence, voire une déférance certaine, se piquent de versification quand ce n'est de prose aléatoire décrivant à l'envi comme la vie est difficile entre la pelouse le jardin la plage la piscine la raie au port et tous ces maléfices qui transformant le quotidien en souffrance morale mandent d'urgence l'écriture sous peine de succomber à des pressions de larmes et contusions de l'âme coups au coeur et sanglots longs. Flon flon. 

Il est notable ( lol ) de constater que le prolétaire écrit rarement, ou que s'il, nul n'en sait rien. 

De là à penser que l'écriture, et sujet qui nous occupe ici, la poésie, n'est affaire que de classe dominatriste dominant économiquement et socialement mais ne s'en satisfaisant pas et soucieuse égalament et par ailleurs de distraire/cultiver/instruire/instrumenter ? la sou-classe prolétarienne, le pas est court et vite franchi pour peu que l'on s'en donnaât la peine. Ouf. Cette phrase était extra-ordinairement longue je l'ai pourtant portée à bout d e bras sans faillir d'un seul coup d'un.

De làà imaginer que la, même si relative, confortable aisance matérielle de ces gens-là influe sur leur manière de con cevoir l'écriture, il n'y a qu'un autre pas que vaillamment je franchis derechef. 

De quoi donc peuvent nous entretenir ces citoyens modèles de la réussite par le travail, ces serviteurs sans états-d'âme de l'horreur capitaliste d'état qui permet à certain de dormir bien au chaud dans leurs petits lits douillets quand d'aucuns tremblent de froid et de faim sur les trottoirs bordant leurs joyeuses villas mon-plaisir sur mer ?

 De la difficulté d'être, de la difficulté d e n'être pas, de l'amour la vie la mort ces sentiments si beaux qui font vendre tant de livres ? ceux-là que les professionnels du LIVRE se sont battu bec et ongles pour que le prix n'en augmente pas, tant il est vrai que le LIVRE est indispensable quand la nourriture et le logment ne sont qu'utiles ?

Sans doute. Dotés, pour notre palisir, d'une éducation de bon augure, de manières raffinées, de cette componction propre aux propres à rien qui ne vivent grassement que parce-que d'autres meurent pour eux, richement dotés, donc, voilà que ces esthètes raffinés, ces raffinés esthètes pardon j'm'excuse, nous font la grâce de bien vouloir condescendre à nous émerveiller de leur verbiage écrituresque. 

C'est zoli en zénéral, tout plein de chemins boisés, sentiments délicats, bords de mer ravissants peuplés de ciel bleus uni vers le grend tout qui nous immonde, sentiments d'une délicatesse de Saxe, porcelaineuse si gracile qu'un battement de cil à HCMville fait exploser en vol le grand oiseau blanc celui tu sais qui convoyait l'Homme de sa vie vers les bras enfin libres et épilés de frais d'une dulcinée si longtemps désirée qu'elle en est fléchie, comme les cours d ebourse à Tokio vers 7 h du mat bref je m'égare.

Ainsi donc, les privilégiés de notre société inégalitaire viennent nous conter les fleurettes qu'ils mettent sur notre compte, les paradis que nous ne verront jamais, les vacances que nous ne prendront jamais les voyages que nous ne feront jamais les avions que nous ne prendrons pas nous mettant sous le nez le paradis des malfrats quand nous vivons chez les rats d'end'sous les canifs-veaux.

De sorte que nous voyons bienici que toute littératire générée par ces conscrits/collabos du grand capital ne peut décemment s"assimiler qu'à l'émission du dimanche après-midi-sur-frnace-2- de Michel Drücker, le tonton de l'autre.

Un divertissement destiné à détournner notre attention, et le croyons-nous, assez souvent rémiunéré par l'état et son ministète de la cul ture aux ficelles subventionnées. 

Ces bourgeois ont pourtant les moyens de vivre. Pourquoi on leur donne le RSE en sus ? ( revenu subventionné  des écriteaux ), au moment même où les budgets sociaux sont restreints, quel est c emanque ignoble de solidarité dont fait preuve le mond edu livre dans son ensemble, signnat par là c equ'il est vraiment ?

J'ATTENDS que des écritants dignes d'exister s'insurgent et demandent l'augmentation d ela TVA sur les livres, comme sur la nourriture. 

Manifestez, vous qui prétendez nous éclairer le chemin lumineux, montrez que vous zêtes autres chose que des petites merdes vulgaires nanties se haussant du col pour s'attribuer une misérable existence supplémantée, comme le rab de coquillettes à la cantine, comme la gélule de vis ta mine au p'ti dèj;

La vivacerie rab-de-coquillettes, elle est pas mal celle-là, nan ? Un petit clin d'oeil à coquille, pour les connaisseurs, un eptir clin d'oeil à rab, pour les islamophobes, et so long.

La gélule de vis ta mine, pas mal non plus, quoique tiens je vais fer vise ta mine, présupposition induisant l'absorption immédiate de vis ta mine c.

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Image trouvée sur : la boîte verte

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09 janvier 2012

Lotus-lézard

contra muros

fais-moi nacelle

moisson de riz

sexe de vigne

en noeud de lèvre

je m'arraisonne

Posté par buiduidan à 19:42 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
03 janvier 2012

demabouche

Si la nuit veux de nous

les uns soufflant la belle

en tramontane de braise

aux parfums de sommets

les hôtes hurlant Décembre

comme on jette une nappe

claquant le bois laquais

d'un plateau sur un pied

des stalles de nos oublis

et la suie et le temps

murmurés à la cendre

brûlés par le grand large

en carte que redessine

le réseau des naufrages

ferons comme île ce doigt

hommage et révérence

dans l'instant qu'il faudra

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31 décembre 2011

Looooooooool

 

magicien doz

 

http://www.laboiteverte.fr/

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